Du diagnostic international à la socialisation au Pays basque

En 2025, les discours de communautés du monde entier engagées dans la revitalisation des langues minorisées ont été recueillis. Plus précisément, les éléments narratifs de 70 communautés linguistiques ont été analysés, en prenant l’intersectionnalité comme axe central. Ce travail a abouti à un diagnostic identifiant les discours internationaux de revitalisation linguistique, fondé sur une vision large de la diversité linguistique et des besoins des communautés.

Dans ce premier axe, piloté par le Clúster de Sociolinguistique, la collaboration avec plusieurs institutions a été essentielle pour compléter le diagnostic : First People’s Cultural Council (FPCC), Endangered Languages Project (ELP), l’Associació Linguapax Internacional, la Chaire UNESCO du patrimoine linguistique mondial de l’Université du Pays basque (EHU) et la Rencontre des jeunes locuteurs de langues minorisées HIGA.

Suite à la présentation interne de ce diagnostic à l’équipe du projet BIHAR, l’organisation a entamé la transition vers une phase de socialisation qui se déploiera au Pays basque avec le début de la nouvelle année.

Ainsi, sous la coordination de membres du mouvement Taupa, les résultats du diagnostic seront partagés avec la société basque au printemps 2026, en incluant les acteurs engagés pour la langue basque ainsi que d’autres mouvements sociaux. Vingt sessions de travail ont été organisées à travers tout le Pays basque, avec la participation prévue de plus de 100 acteurs issus de différents domaines : défense de l’euskara, féminisme, écologie, mouvements de jeunesse, collectifs de solidarité avec les personnes migrantes, mouvement LGTBIQ+, luttes antiracistes et coopération, entre autres. Un séminaire commun viendra clôturer ce processus.

Le principal défi de cette démarche est de relier les processus de revitalisation linguistique aux autres revendications sociales, en élargissant la perspective des besoins et des intérêts des communautés.