{"id":3788,"date":"2026-09-24T17:18:52","date_gmt":"2026-09-24T16:18:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bihar.eus\/?p=3788"},"modified":"2026-09-24T17:33:17","modified_gmt":"2026-09-24T16:33:17","slug":"language-revitalisation-as-a-benefit-to-communities","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bihar.eus\/fr\/2026\/09\/24\/language-revitalisation-as-a-benefit-to-communities\/","title":{"rendered":"Language revitalisation as a benefit to communities"},"content":{"rendered":"<section class=\"l-section wpb_row height_small\"><div class=\"l-section-h i-cf\"><div class=\"g-cols vc_row via_grid cols_1 laptops-cols_inherit tablets-cols_inherit mobiles-cols_1 valign_top type_default stacking_default\"><div class=\"wpb_column vc_column_container\"><div class=\"vc_column-inner\"><div class=\"wpb_text_column\"><div class=\"wpb_wrapper\"><p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">L&rsquo;importance de la coop\u00e9ration, du renouvellement discursif et de l&rsquo;approche intersectionnelle dans la revitalisation des langues sont quelques-unes des id\u00e9es mises en avant aujourd&rsquo;hui \u00e0 Ficoba (Irun, Pays Basque) lors de la deuxi\u00e8me journ\u00e9e du congr\u00e8s international BIHAR. Pendant quatre jours, environ 40 communaut\u00e9s linguistiques du monde entier participeront \u00e0 ce congr\u00e8s.<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Les discours d\u2019ouverture ont \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9s par les pr\u00e9sidents et pr\u00e9sidentes des quatre organismes organisateurs du congr\u00e8s : I\u00f1aki Mart\u00ednez de Luna (Garabide), Maite Asensio (Soziolinguistika Klusterra), Irati Iciar (Taupa Euskaltzaleen Mugimendua) et Ihintza Etchart (Plazara).<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Ensuite, Bel\u00e9n Uranga, sp\u00e9cialiste des langues et chercheuse en sociolinguistique au sein de Soziolinguistika Klusterra, a pr\u00e9sent\u00e9 les d\u00e9tails de l\u2019\u00e9tude qui a constitu\u00e9 la premi\u00e8re phase du congr\u00e8s Bihar. Son travail a consist\u00e9 \u00e0 compl\u00e9ter le diagnostic des discours internationaux actuels en mati\u00e8re de revitalisation des langues. \u00ab L\u2019objectif \u00e9tait d\u2019identifier les discours utilis\u00e9s dans les processus de revitalisation des langues. Nous ne nous sommes pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la langue en soi, mais aux raisons qui la sous-tendent. Nous avons discut\u00e9 avec des personnes actives au sein de diff\u00e9rentes communaut\u00e9s \u00bb,<\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none white-space-prewrap\"> <\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">a-t-elle expliqu\u00e9. Elle a ensuite d\u00e9taill\u00e9 les dimensions selon lesquelles ces discours ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9s : symbolique-identitaire, politique-transformatrice et pragmatique. Et, entre autres, concernant la premi\u00e8re dimension, elle a expliqu\u00e9 qu\u2019en mati\u00e8re d\u2019identit\u00e9, \u00ab il existe une tendance \u00e0 dissocier la langue de l\u2019identit\u00e9 et \u00e0 recourir au pragmatisme. On nous a mis en garde contre le danger d\u2019une telle dissociation : il ne faut pas trop les distinguer. D\u2019autre part, la m\u00e9moire collective est inconcevable sans l\u2019usage de la langue de cette communaut\u00e9 \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Rahera Cowie, Te reo maori d\u2019Aotearoa, a abord\u00e9 la dimension culturelle et l\u2019attachement identitaire.<\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none white-space-prewrap\"> <\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">\u201cLe plus beau cadeau que m\u2019ait offert la culture maorie n\u2019est pas la langue en soi, mais les valeurs. Nous avons des mots diff\u00e9rents pour d\u00e9signer, par exemple, le respect, le fait de prendre soin du territoire et des autres, ou encore la mani\u00e8re de d\u00e9barrasser la table apr\u00e8s le d\u00eener. C\u2019est une fa\u00e7on de d\u00e9couvrir qui nous sommes et qui nous voulons \u00eatre \u201d. Apr\u00e8s des ann\u00e9es d\u2019interdictions, elle a soulign\u00e9 les efforts actuellement d\u00e9ploy\u00e9s pour redynamiser le maori. \u00ab Les jeunes s\u2019investissent \u00e9norm\u00e9ment:<\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none white-space-prewrap\"> <\/span><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">la moiti\u00e9 des locuteurs ont moins de 30 ans, c\u2019est fantastique. Ils le vivent avec beaucoup de passion, ils comprennent que nous faisons partie du monde. Le gouvernement souhaite atteindre le million de locuteurs d\u2019ici 2040, il reste encore beaucoup de travail \u00e0 accomplir \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Paolina Vercoutere Quinche, venue d\u2019\u00c9quateur, est la dirigeante de la communaut\u00e9 Kichwa-Otavalo. Elle a \u00e9t\u00e9 gouverneure et vice-pr\u00e9f\u00e8te d\u2019Imbabura, fondatrice de Warmi Imbabura et figure de proue de la revitalisation de la langue et de la culture. Elle a \u00e9voqu\u00e9 la langue, l\u2019identit\u00e9 et le savoir communautaire, et a expliqu\u00e9 que lors d\u2019un s\u00e9jour au Pays basque, elle avait pris conscience de la n\u00e9cessit\u00e9 de faire revivre sa langue. \u00ab J\u2019ai trouv\u00e9 ici une nouvelle cause \u00e0 d\u00e9fendre : je m\u2019engageais d\u00e9j\u00e0 pour les droits des femmes et ceux des peuples ; c\u2019est ici que j\u2019ai pris conscience des droits linguistiques. \u00bb Elle a ainsi combin\u00e9 ces trois combats pour parachever son projet politique. \u00ab La langue a \u00e9t\u00e9 un outil pour lutter contre la violence machiste. Une enqu\u00eate sur les f\u00e9minicides et les agressions a \u00e9t\u00e9 diffus\u00e9e pour la premi\u00e8re fois en deux langues et, sur les 2 500 questionnaires, la moiti\u00e9 a \u00e9t\u00e9 remplie en kichwa \u00bb. Elle a instaur\u00e9 comme r\u00e8gle que tous les professionnels qui s\u2019occupent de femmes victimes de violences doivent ma\u00eetriser deux langues. \u00ab J\u2019ai recrut\u00e9 des professionnelles kichwa comme fonctionnaires, car l\u2019\u00c9tat doit \u00e9galement \u00eatre un instrument de justice sociale \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Nabraj Lama, du N\u00e9pal, repr\u00e9sentant la langue tamang, a abord\u00e9 les th\u00e8mes de la diversit\u00e9, de la durabilit\u00e9 et des valeurs \u00e9cologiques. \u00ab Je ne parlais que le tamang jusqu\u2019\u00e0 ce que j\u2019entre \u00e0 l\u2019\u00e9cole \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 7 ans. C\u2019\u00e9tait une \u00e9cole o\u00f9 l\u2019on parlait n\u00e9palais, et je ne comprenais rien ; je n\u2019\u00e9tais m\u00eame pas capable de demander \u00e0 aller aux toilettes. Les professeurs ne me comprenaient pas non plus. \u00bb Il explique qu\u2019aujourd\u2019hui, il existe un grand vide dans la transmission culturelle, car beaucoup de gens pensent que l\u2019anglais est la langue du d\u00e9veloppement. \u00ab Mais pour moi, cela m\u2019a ouvert des portes. \u00bb \u00c9mu, il a racont\u00e9 comment bon nombre des victimes des inondations de cette ann\u00e9e ne parlaient que le tamang. \u00ab Le gouvernement n\u2019a diffus\u00e9 d\u2019alertes qu\u2019en n\u00e9palais. La gravit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00e9nement exigeait pourtant que des messages soient \u00e9galement diffus\u00e9s en tamang. Ce manquement a entra\u00een\u00e9 des milliers de morts en raison d\u2019un manque de communication. Tout a disparu : les gens, la culture, la langue\u2026 tout. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Et pour cl\u00f4turer la matin\u00e9e, Irati Elizalde et Onintza Olaizola, respectivement responsable de la communication et de la diffusion et responsable du p\u00f4le Herrigintza au sein du mouvement Taupa euskaltzaleen mugimendua, ont expliqu\u00e9 comment s\u2019\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9e la diffusion du diagnostic r\u00e9alis\u00e9 par Soziolinguistika Klusterra, dans une perspective intersectionnelle \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de tout le Pays basque. \u00c0 propos des rencontres avec des acteurs de diff\u00e9rents domaines, Onintza Olaizola a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Peut-\u00eatre que la question la plus fructueuse que nous laisse ce processus n\u2019est pas seulement de savoir de quel nouveau discours l\u2019euskera a besoin. Peut-\u00eatre que la question est aussi celle-ci : quel projet social proposons-nous \u00e0 partir de l\u2019euskera ? Car les nouveaux r\u00e9cits ne seront pas cr\u00e9dibles si nous nous contentons de changer les mots. Parler d\u2019une communaut\u00e9 plus ouverte exige \u00e9galement de revoir nos pratiques. Parler de justice sociale exige de se pencher sur les diff\u00e9rences mat\u00e9rielles. Et revendiquer des alliances exige d\u2019\u00eatre \u00e9galement pr\u00e9sents dans d\u2019autres luttes. C\u2019est l\u00e0 que nous voyons un champ d\u2019action fructueux pour l\u2019avenir : pr\u00e9senter la langue basque comme un projet partag\u00e9 qui s\u2019inscrit dans la diversit\u00e9, l\u2019\u00e9galit\u00e9, la cohabitation et l\u2019avenir de la communaut\u00e9 \u00bb.<\/span><\/p>\n<h3><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">La langue, mais aussi la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre<\/span><\/h3>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Justina Olko, directrice du centre de recherche et de pratique pour le suivi culturel de l\u2019Universit\u00e9 de Varsovie, aborde l\u2019univers des relations : les langues minoritaires et autochtones en tant qu\u2019outils au service de la justice sociale et du bien-\u00eatre. Elle apporte un regard acad\u00e9mique. Elle explique, entre autres, comment le terme \u00ab dialecte \u00bb a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour discriminer politiquement les diff\u00e9rentes langues. \u00ab O\u00f9 se situent les fronti\u00e8res entre les langues ? Les bienfaits du plurilinguisme ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s \u00e0 la lumi\u00e8re des \u00e9tudes men\u00e9es sur les territoires autochtones. On constate notamment que les personnes qui s\u2019expriment le plus dans leur langue pr\u00e9sentent moins de sympt\u00f4mes de traumatisme. Et le sentiment de bien-\u00eatre est bien plus grand. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Enfin, Toroga Breda, repr\u00e9sentant la communaut\u00e9 autochtone Khoikhoi d\u2019Afrique du Sud et l\u2019organisation Munanai, a \u00e9voqu\u00e9 la valeur pragmatique des langues, et plus particuli\u00e8rement les dangers du discours pragmatique : la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration et la folklorisation.<\/span><\/p>\n<p class=\"cvGsUA block-font-kerning-normal block-font-feature-liga-off block-font-feature-clig-off block-font-feature-calt-off direction-ltr align-start\"><span class=\"a_GcMg font-feature-liga-off font-feature-clig-off font-feature-calt-off text-decoration-none text-strikethrough-none\">Au cours de la matin\u00e9e, une place a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e \u00e0 la repr\u00e9sentation culturelle. Les chanteurs Mixel Etxekopar et Ihitz Iriart ont interpr\u00e9t\u00e9 des morceaux de Zuberoa. Et apr\u00e8s le d\u00e9jeuner, Miguel \u00c1ngel Ver\u00f3n G\u00f3mez a chant\u00e9 deux chansons de la communaut\u00e9 guarani du Paraguay.<\/span><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/div><\/section><section class=\"l-section wpb_row height_small\"><div class=\"l-section-h i-cf\"><div class=\"g-cols vc_row via_grid cols_1 laptops-cols_inherit tablets-cols_inherit mobiles-cols_1 valign_top type_default stacking_default\"><div class=\"wpb_column vc_column_container\"><div class=\"vc_column-inner\"><div class=\"w-slider style_none fit_scaledown nav_none count_15\"><div class=\"w-slider-h\" aria-hidden=\"true\"><div class=\"royalSlider\"><div class=\"rsContent\"><a class=\"rsImg\" data-rsw=\"1024\" data-rsh=\"536\" href=\"https:\/\/bihar.eus\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/2026-09-24-BIHAR-Irun-1-1024x536.jpeg\"><span data-alt=\"\"><\/span><\/a><\/div><div class=\"rsContent\"><a class=\"rsImg\" data-rsw=\"1024\" data-rsh=\"768\" 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